Proposition de cursus

Proposition d’un cursus
spécifique du personnel technique des laboratoires de biologie médicale
Accessible par la formation initiale

1. Définition du Technicien de laboratoire

Le technicien, par sa formation scientifique et technologique et sa connaissance du laboratoire a la capacité qui lui permet d’occuper des emplois nécessitant des niveaux définis :

  • de technicité,
  • de polyvalence,
  • d’autonomie dans le choix et la réalisation des techniques,
  • un esprit critique de l’acte technique.

Il a pour fonction principale d’exécuter avec exactitude et précision les travaux de laboratoire qui lui sont confiés, et de rendre compte, par les filières autorisées, des résultats obtenus.

A propos de terminologie

On exige actuellement des techniciens une culture scientifique et technique plus approfondie, une actualisation permanente des connaissances, une compétence accrue et une adaptation rapide.

L’image du laborantin, « personne qui remplit dans un laboratoire des fonctions d’aide, d’auxiliaire, d’assistant »* doit être réservée à des fonctions limitées : actes simples,  gestes répétitifs sur indications précises.

Le terme de technicien « qui connaît et pratique une technique »* doit être préféré, mais il ne reflète déjà plus l’activité d’une grande partie du corps professionnel.

Le terme de technologiste, consacré par la majorité des pays, correspond actuellement à la « maîtrise d’une technologie »* de plus en plus complexe et convient mieux au niveau actuel du technicien supérieur.

2. Classification

2.1.Critères de qualification

Les fonctions confiées au technicien de laboratoire peuvent aller d’un travail répétitif de tâches en nombre limité exécutées sur indications précises, à la mise au point de techniques complexes dans des domaines polyvalents ou spécialisés, la responsabilité et l’esprit d’initiative étant engagés ou non.

Il existe donc plusieurs degrés de compétence et de qualification professionnelles selon :

  • le niveau d’instruction générale, la durée de la formation spécifique initiale et complémentaire,
  • l’expérience professionnelle (durée, fonctions attribuées, travaux personnels),
  • la compétence acquise qui peut être évaluée par des examens professionnels,
  • l’étendue des responsabilités.

Ces catégories de personnel ont toutes un rôle important à jouer dans le réseau des laboratoires.

* Définitions : Dictionnaire Le Larousse 2003

2.2. Catégories professionnelles

Des classifications en trois catégories ont été recommandées par l’OMS et le Conseil de l’Europe :

  • Techniciens d’exécution courante,
  • Techniciens supérieurs,
  • Techniciens de niveau élevé.

Des statuts distincts correspondant aux membres de chaque catégorie sont souhaités.

Les enquêtes récentes dans la majorité des pays, y compris dans les pays en développement confirment ces classifications en trois niveaux, malgré une apparente hétérogénéité liée essentiellement aux appellations différentes.

Technicien d’exécution courante  – 1er niveau : Niveau minimal exigible

La catégorie la plus basse des techniciens en activité (anciennes formations à partir du BEPC, formation sur le tas, voire même aucune formation adaptée) tend à disparaître au fur et à mesure du renforcement de la capacité des laboratoires : les filières de formation initiale existantes ou en cours de création recrutent les élèves au niveau baccalauréat.

Le personnel de cette catégorie joue néanmoins un rôle important dans les laboratoires périphériques, il doit posséder la compétence minimale exigible pour garantir la qualité des examens essentiels. La qualification de ces techniciens pourrait être accordée après un examen de validation des acquis ou après un recyclage adapté.

Technologiste biomédical – Niveau licence Bac+3

Il semble logique de prendre comme référentiel de l’emploi les fonctions qui peuvent être confiées au technicien de laboratoire ayant reçu une formation professionnelle initiale spécifique de 2 ou 3 ans, correspondant au programme actualisé de l’ancien technicien B de l’OMS ou avoir suivi le programme de formation continue de niveau équivalent et satisfait aux épreuves de l’examen.

Dans la plupart des Etats, les établissements d’enseignement recrutent actuellement les élèves au niveau du baccalauréat (fin du 2ème cycle d’études).

Des mesures d’accompagnement doivent donc être prises pour actualiser et renforcer les connaissances des techniciens en activité et faciliter le passage d’une catégorie à l’autre.

Une approche modulaire de la formation exigée peut permettre de valider les compétences acquises ou de les compléter dans le cadre de la formation continue, permettant aux Commissions nationales habilitées une étude d’équivalence avec les diplômes nationaux.

Technologiste biomédical de niveau élevé – Biotechnologiste spécialisé ou Ingénieur des Travaux Niveau Master

Pour répondre aux besoins nouveaux de la biologie, les techniciens supérieurs sont amenés à mettre en œuvre des techniques complexes, à collaborer à des travaux de recherche, à compléter leur formation par une spécialisation.

Une formation spécifique réservée à des techniciens supérieurs confirmés, conduisant au titre d’ingénieur existe dans certains pays, le niveau de qualification est prévu dans des textes officiels en cours d’élaboration. Des modules de formation spécialisée de haut niveau peuvent être proposés, ils permettent par la voie de la formation continue d’acquérir la compétence exigible pour occuper des postes de cadres techniques et d’obtenir pour certains d’entre eux des diplômes universitaires.

 

cap-2013-04-26-162527

 cap-2013-04-26-162537

cap-2013-04-26-162557